Aller au contenu
Trouver un cadeau
Consoles & jeux vidéo

Life is Strange True Colors : le bon épisode pour débuter ?

True Colors, sorti en 2021, est-il le bon épisode pour découvrir Life is Strange ? Mon avis tranché sur la saga de DON'T NOD.

4 min de lecture
Life is Strange True Colors : le bon épisode pour débuter ?
Décrypté

Quatre mille recherches par mois pour « life is strange true colors », rien que ça. Beaucoup de joueurs se posent la même question avant même d’ouvrir le jeu : est-ce que c’est le bon épisode pour commencer la saga, ou faut-il remonter plus loin ? Si ce nom vous intrigue sans que vous sachiez par où attaquer guide pour découvrir la saga narrative, voici ma réponse, sans détour.

True Colors, un point d’entrée à part dans Life is Strange

True Colors est sorti en septembre 2021, développé par Deck Nine et non plus par DON’T NOD, qui avait créé l’épisode original. Ce changement de studio compte : le rythme change, la mise en scène aussi.

Le jeu suit Alex Chen, une jeune femme capable de ressentir les émotions des autres, parfois jusqu’à les voir littéralement en couleur autour d’elle. Elle s’installe dans la petite ville de Haven Springs pour se rapprocher de son frère. Ce qui suit est une enquête sur un deuil, pas un drame d’ado comme dans le premier Life is Strange.

Et c’est justement ce qui fait de True Colors un bon point d’entrée : l’histoire se referme sur elle-même en une partie, sans renvoyer sans cesse à des événements vécus dans d’autres épisodes.

Ce qui change par rapport aux épisodes précédents

Le premier Life is Strange, sorti en 2015, misait sur le pouvoir de revenir en arrière dans le temps. True Colors abandonne ce mécanisme. Ici, le pouvoir d’Alex sert à lire les gens, pas à réécrire les scènes.

Conséquence directe : moins de réessais, moins de tâtonnement sur les choix. On avance, on assume, on voit les conséquences. Certains fans de la première heure trouvent ça moins vertigineux. Je trouve ça plus honnête : un choix qui compte vraiment pèse davantage qu’un choix qu’on peut annuler trois fois.

La ville de Haven Springs, aussi, change la donne. Contrairement au lycée fermé d’Arcadia Bay dans le premier jeu, on y circule librement entre un bar, une mine désaffectée et une poignée de maisons. L’ambiance est plus adulte, moins scolaire.

True Colors en un coup d’œil

4 000

recherches mensuelles pour « life is strange true colors »

Pour qui ce jeu est-il fait ?

True Colors s’adresse à qui aime les histoires qui prennent leur temps. Pas de combat, pas de game over, pas de minuteur. On marche, on parle, on observe une ville qui cache un secret.

Si vous cherchez de l’action ou un rythme nerveux, passez votre tour : ce n’est pas ce jeu qu’il vous faut. Mais si une série comme celle-ci vous attire par son ambiance et ses personnages, True Colors tient la route sur une dizaine d’heures, sans temps mort inutile.

Les joueurs sensibles aux thèmes du deuil et de la santé mentale apprécieront le traitement : le jeu ne donne jamais de leçon, il montre.

Gros plan sur l'écran d'une console portable en cours de jeu

Sur quelle console y jouer en 2026

True Colors tourne sur PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series et PC. Il est aussi disponible sur Nintendo Switch, en version cloud uniquement sur la Switch classique, mais en version native sur certaines configurations plus récentes.

Pour qui hésite entre plusieurs machines avant d’acheter, mieux vaut comparer ce que chacune propose réellement pour ce genre de jeu narratif, notamment côté console portable comparatif : l’écran et le confort de lecture des dialogues comptent plus que la puissance brute ici.

Sur Switch justement, la bibliothèque de jeux narratifs s’est enrichie ces dernières années ; un tour sur les meilleurs jeux switch donne une idée de ce qui accompagne bien une partie de True Colors.

Après True Colors, par où continuer la saga

Une fois True Colors terminé, deux chemins s’ouvrent. Remonter à l’épisode fondateur de 2015 pour comprendre pourquoi la licence a marqué toute une génération de joueurs, ou enchaîner avec Before the Storm, un préquel plus court, centré sur l’amitié entre Chloe et Rachel.

Mon avis tranché : ne commencez pas par le premier épisode si vous venez de finir True Colors. Le bond en arrière technique est trop rude, et la mécanique de retour dans le temps paraîtra datée après l’expérience plus fluide de 2021. Mieux vaut garder cet épisode fondateur pour plus tard, une fois qu’on est accroché à l’univers.

True Colors reste, à mes yeux, le meilleur sas d’entrée dans cette saga. Il demande moins d’investissement qu’une trilogie entière, et il donne une vraie idée de ce que DON’T NOD et Deck Nine savent faire de mieux : raconter des gens, pas juste des événements.

Faut-il avoir joué au premier Life is Strange avant True Colors ?

Non. True Colors se joue et se comprend seul, sans aucune référence directe aux événements d’Arcadia Bay.

True Colors est-il plus court que les autres épisodes ?

Oui, environ dix heures contre une quinzaine pour la trilogie originale complète, répartie sur cinq chapitres.